Le numérique est un accélérateur de croissance pour les restaurateurs

restaurants numérique

Engagée depuis de nombreuses années dans la transformation numérique des TPE/PME, l’Afnic a récemment dévoilé les résultats de sa nouvelle enquête « Réussir avec le web ». Cette année, l’étude se concentre sur le secteur de la restauration qui, au regard des réponses exprimées par le panel, a su se saisir des opportunités qu’offre le web pour se promouvoir et se développer.
Il ressort de cette étude que le secteur de la restauration a assimilé les codes du numérique et s’en sert comme facilitateur et accélérateur d’affaires.

Le web comme accélérateur de croissance

Contrairement à certains secteurs plus dépendants du numérique pour générer du chiffre d’affaires, les restaurateurs ont la faculté de commercialiser leurs produits et services en direct et n’affichent ainsi pas le même regard sur les outils du web. La preuve en est, si 39% du panel indique qu’être présent sur internet est indispensable, 56% des restaurateurs interrogés l’évaluent comme utile pour leur activité. Ils sont par ailleurs 9% à déclarer qu’internet leur permet de réaliser plus de 50% de leur chiffre d’affaires, soit 8 points de moins que la moyenne des TPE/PME françaises. Le web se présente ainsi comme un amplificateur de croissance pour ce secteur, et non comme une nécessité vitale.

L’étude démontre également que le secteur de la restauration a plutôt vécu le Covid comme une accélération et non une « révolution » dans ses pratiques liées à internet, lesquelles préexistaient à la pandémie dans 90% des cas. Un répondant sur deux indique avoir constaté une augmentation de son chiffre d’affaires grâce à internet pendant cette période, et que, par la suite, seulement la moitié des clients a conservé ses habitudes vis-à-vis des services numériques mis à leur disposition.

Une présence en ligne professionnelle et complémentaire à leur activité physique

La présentation de leur activité (92%) et le fait d’être facilement trouvé (62%) sont, du fait de leur modèle de vente, leurs principales motivations à être présent sur le web, nettement plus que la vente en ligne (19%) ou la communication avec leurs clients et prospects (17%).

Cette prise de conscience des enjeux de mise en avant de leur activité via le web est véridique et appliquée ; les restaurateurs misent sur différentes plateformes : 75% des répondants possèdent un site web, 86% sont présents sur les réseaux sociaux et 85% font le lien entre les deux. En parallèle, si 27% des interrogés vendent sur leur site internet, ils sont néanmoins 60% à s’être référencés sur des plateformes et autres annuaires spécialisés pour répondre aux nouveaux besoins des consommateurs (de livraison à domicile notamment) et s’assurer d’une plus large visibilité.

Enfin, les chiffres montrent que 88% des restaurateurs possèdent leur propre nom de domaine et que 58% communiquent en .fr, pour sans doute plus de proximité avec leur audience.

Des actions de promotion simples, efficaces et privilégiant l’immédiateté

Les données extraites de l’enquête montrent que les restaurateurs optent pour des contenus principalement informatifs et pratiques. 75% d’entre eux indiquent leurs coordonnées et horaires d’ouverture sur leur site web, 66% présentent leurs entreprise, produits et/ou services, et seulement 15% proposent une section blog. Les restaurateurs semblent donc aller à l’essentiel pour répondre aux usages et besoins de rapidité et de proximité de leur cible.

Les résultats de l’enquête révèlent une fréquence de publication plus importante de la part des restaurateurs versus la moyenne des TPE/PME françaises, potentiellement traduite par la nécessité de mettre régulièrement à jour leurs menus ou codes promotionnels par exemple. En effet, 29% des interrogés déclarent alimenter leur site web quotidiennement, 32% de façon hebdomadaire et 23% chaque mois.

Une volonté d’attirer, de satisfaire et de fidéliser

Les restaurateurs recourent à divers outils pour développer leurs ventes et notamment les formulaires de contact à 49%, la prise de réservation en ligne à 48%, l’emailing à 46% et la newsletter à 32%. Ils sont de fait très actifs en matière d’actions de développement des ventes et de fidélisation sur internet, bien qu’il ne s’agisse pas de leur objectif premier comme vu précédemment.

Le panel démontre également que les restaurateurs se soucient de l’optimisation de leurs actions de développement et de fidélisation : 38% analysent leur efficacité mensuellement et 31% annuellement. Par ailleurs, ils sont 88% à déclarer évaluer la satisfaction de leur clientèle via un questionnaire mais seulement 40% indiquent répondre systématiquement aux avis en ligne. Tout en restant attentifs à l’amélioration de leurs pratiques et à ce que l’on dit d’eux, les restaurateurs semblent moins portés à interagir avec les clients s’exprimant sur internet.

Plus d’infos : https://www.afnic.fr/observatoire-ressources/actualites/etude-sectorielle-reussir-avec-le-web-le-numerique-lallie-des-restaurateurs/
Pour consulter l’infographie (au format PDF – 13,2 Mo) : https://www.afnic.fr/wp-media/uploads/2022/10/INFOGRAPHIE-AFNIC-RAWL-RESTAURATION-NUMERIQUE-light.pdf

Photo : Envato

Fabrice Molinaro

Fabrice Molinaro est titulaire d’une licence en droit, d’une maîtrise d’histoire et d’une maîtrise de sciences politiques. Après un DESS en sciences de l’information-documentation, il s’oriente vers le monde de l’Internet.

Spécialités
E-réputation – Veille et recherche d’information sur Internet – Community management – Gestion de crise – Structuration de l’information et de la connaissance – Référencement – Création de e-content.