Une enceinte connectée est capable d’assister l’utilisateur dans les tâches de son quotidien. Mais quels enjeux posent cette technologie au regard de la vie privée des utilisateurs ?

Cette problématique est traitée par la Cnil dans un article très intéressant, intitulé “Enceintes intelligentes : des assistants vocaux connectés à votre vie privée“.

Pour rappel, une enceinte connectée « intelligente » est un dispositif équipé d’un haut-parleur et d’un micro qui intègre un assistant vocal. Grâce à cet équipement, l’enceinte est capable d’interagir avec l’utilisateur pour lui délivrer un service suite à une requête vocale.

Mais cette technologie pose un certain nombre de questions autour de la protection de la vie privée de l’utilisateur.

En effet, même si la parole “s’envole”, les requêtes vocales restent enregistrées dans le cloud au même titre que les requêtes écrites effectuées dans certains moteurs de recherche.

Voici donc 3 points de vigilance à ne pas négliger :

La confidentialité des échanges : en veille permanente, l’enceinte connectée peut s’activer et enregistrer inopinément une conversation dès lors qu’elle croit détecter le mot-clé ;
La monétisation de l’intime : Principalement destinées au domicile pour contrôler des objets connectés, le profil publicitaire des utilisateurs se trouve donc alimenté par les différentes interactions de l’utilisateur avec l’assistant ;
L’absence d’écran : l’utilisateur échange vocalement avec un assistant connecté sans nécessairement s’appuyer sur un tableau de bord visuel. Sans écran, difficile d’avoir un aperçu des traces enregistrées.

Pour chacun de ces 3 points, la Cnil apporte des conseils pour tenter de limiter au maximum les atteintes à la vie privée. Il n’en reste pas moins qu’en utilisant ce type de technologie, l’utilisateur accepte de faire toujours plus rentrer certaines entreprises dans son intimité.

Plus d’infos : www.cnil.fr

Photo : Amazon

Fabrice Molinaro

Fabrice Molinaro est titulaire d’une licence en droit, d’une maîtrise d’histoire et d’une maîtrise de sciences politiques. Après un DESS en sciences de l’information-documentation, il s’oriente vers le monde de l’Internet.

Spécialités
E-réputation – Veille et recherche d’information sur Internet – Community management – Gestion de crise – Structuration de l’information et de la connaissance – Référencement – Création de e-content.