En France, l’utilisation des réseaux sociaux et d’applications de messageries instantanées s’amplifient encore

usages numériques

Une récente étude permet d’en savoir plus sur les usages et pratiques du numérique en France. Il s’agit de la deuxième édition du référentiel commun des usages numériques publié par l’Arcep et l’Arcom.

Cette publication agrège des éléments chiffrés provenant d’études des deux autorités sur la couverture et l’accès à l’internet, l’équipement des foyers et des individus et les usages liés à internet et à l’audiovisuel. Elle présente également des données sur de nouvelles thématiques, telles que les enjeux environnementaux liés à aux équipements numériques ou encore l’utilisation des outils de contrôle parental sur internet.

Le déploiement et l’adoption des technologies internet à très haut débit s’accélèrent.

Les indicateurs du référentiel soulignent la progression toujours plus forte des déploiements très haut débit, portés par la fibre optique. Désormais, une majorité de locaux équipés d’un accès internet actif dispose du très haut débit (54 %, + 12 points en un an). Dans le même temps, la couverture des réseaux mobiles de quatrième génération continue de se densifier, permettant ainsi l’accroissement continu des débits moyens.

Le développement des réseaux à très haut débit contribue à l’accélération de la numérisation des usages chez les particuliers et au sein des entreprises, phénomène renforcé par la crise sanitaire.

L’utilisation des réseaux sociaux (67% des 12 ans et plus) et d’applications de messageries instantanées (70%), les achats en ligne (76%) ou encore l’écoute de la radio en ligne s’amplifient encore. La multiplication des abonnements de VàDA (vidéo à la demande par abonnement) et à la télévision payante s’accompagne d’une tendance à la baisse de la consommation illicite de contenus audiovisuels. Les mesures sanitaires ont conduit à un usage plus intensif de la télévision au sein des foyers, la durée d’écoute individuelle ayant nettement progressé lors des différentes périodes de confinement.

Les petites et moyennes entreprises se sont elles aussi adaptées à ces évolutions : elles sont désormais 66 % à avoir leur propre site internet pour présenter leurs activités, 20% à disposer de leur propre site marchand, et 29 % d’entre elles ont recours à un référencement en ligne.

Dispositifs de contrôle parental : un premier sondage réalisé en 2021 pour en mesurer l’adoption

Les dispositifs de contrôle parental constituent un outil essentiel pour limiter l’accès des mineurs aux contenus pornographiques, violents ou haineux accessibles en ligne. Selon le sondage réalisé en 2021 par le Pôle numérique commun, 56 % des parents d’enfants âgés de 5 à 17 ans utilisent un dispositif de contrôle parental pour suivre leur navigation.

Impact environnemental du numérique

L’impact environnemental des usages numériques fait l’objet d’une attention croissante, notamment en ce qui concerne les équipements numériques, importants émetteurs de gaz à effet de serre. Parmi ces équipements, le téléviseur est le principal équipement émetteur, devant l’ordinateur portable et le smartphone. Le taux d’équipement en smartphones continue de progresser chaque année (79 % des internautes de 11 ans et plus en sont équipés). Parmi eux, une très large majorité (84 %) utilise leur smartphone moins de trois ans et 52 % d’entre eux le conservent lorsqu’ils ne l’utilisent plus. La vente, le don ou le recyclage de smartphones inutilisés restent encore des pratiques minoritaires.

Afin de compléter les résultats présentés dans le référentiel des usages numériques, le Pôle numérique Arcep – Arcom lancera en 2022 une étude pour évaluer plus en détail l’impact environnemental de la diffusion et de la consommation de contenus audiovisuels, avec le soutien de l’Ademe.

Consulter cette étude (au format PDF – 1,5 Mo) : https://www.arcep.fr/fileadmin/cru-1648459125/user_upload/pole-numerique-arcep-arcom/referentiel-usages-numeriques-arcep-arcom_mars2022.pdf

Photo : Arcep.fr

Fabrice Molinaro

Fabrice Molinaro est titulaire d’une licence en droit, d’une maîtrise d’histoire et d’une maîtrise de sciences politiques. Après un DESS en sciences de l’information-documentation, il s’oriente vers le monde de l’Internet.

Spécialités
E-réputation – Veille et recherche d’information sur Internet – Community management – Gestion de crise – Structuration de l’information et de la connaissance – Référencement – Création de e-content.