13 mai 2026 | Droit de l'e-réputation

L’e-réputation à l’épreuve des suggestions Google

En cas de mauvaise surprise, il est possible d’intervenir à condition d’avoir un certain doigté, spécialement bien maîtriser l’arsenal juridique à invoquer.

Recherches suggérées ou associées

Chacun a sans doute remarqué que lorsqu’on tape les mots d’une recherche sur Google, celui-ci, fort obligeamment, propose des mots qui peuvent compléter la recherche, opération nommée Google Suggest (suggestion de Google). Ces mots sont choisis automatiquement en fonction des mots les plus courants liés à ceux que l’internaute recherche. En soi, la technique est neutre et dans un premier temps Google se retranchait derrière cette neutralité technique lorsque celle-ci affichait des mots tels que « procès », « escroc » et autres termes peu agréables à voir associés au nom d’une personne ou d’une entreprise.
Dans les années 2010, certaines personnes ou entreprises ont intenté des procès à Google pour diffamation ou dénigrement avec des bonheurs divers, selon les faits du litige. En tout état de cause, il a été possible de prouver que Google avait volontairement supprimé certaines des suggestions qui avaient fait le plus scandale outre-Atlantique, prouvant ainsi qu’il était possible d’intervenir sur ce « procédé technique ».
L’autre écueil est celui des « recherches associées » qui apparaissent au bas de chaque page de recherche : une série d’associations de mots avec les termes recherchés sont proposées.

En pratique

Veiller

Régulièrement, surveiller les suggestions et associations et mots liés à son nom ou à celui de son entreprise, de sa marque, de son enseigne.

Intervenir

En cas de mauvaise surprise, il est possible d’intervenir à condition d’avoir un certain doigté, spécialement bien maîtriser l’arsenal juridique à invoquer : Google n’est pas forcément enclin à accepter toute demande, même si la nuisance peut paraître évidente. Mieux vaut donc être armé juridiquement pour conforter sa demande. Il faut par exemple savoir que le délit de diffamation est prescrit au bout de 3 mois. Si donc on s’aperçoit d’une suggestion diffamatoire au bout de 5 mois, cela devient difficile. Mais d’autres terrains juridiques peuvent être invoqués.

Une prestation assez courante

Ce type de démarche est assez fréquente pour nos clients. L’expérience montre de bons succès. Elle montre aussi que certaines suggestions peuvent revenir des mois après leur suppression. C’est pourquoi il est important de régulièrement vérifier l’éventuelle présence des suggestions et des recherche associées.

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Didier Frochot

Didier Frochot est titulaire d’une maîtrise de droit privé et d’un DESS de gestion. Présent dans le secteur de l’information-documentation depuis 1982, il est Consultant et Formateur depuis 1984, il collabore à la rubrique Droit du mensuel professionnel Archimag depuis 2003. Il fut par le passé Responsable pédagogique du cycle supérieur de l’INTD/CNAM pendant 10 ans (1989-1998).

Spécialités
E-réputation – Propriété intellectuelle, Droit des technologies de l’information, de la documentation et des médiathèques, Données personnelles et RGPD – Technologies de l’information (Internet/Intranet : recherche d’informations conception de sites) – Documentation – Traitement de l’information – Information, documentation et veille juridiques.

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